Lors d’une session simulée d’admission, une intelligence artificielle a franchi toutes les étapes d’un oral de grande école sans être démasquée. J’avoue avoir été frappé par la réaction de certains enseignants face à cette révélation.
Un candidat pas comme les autres
Le test a eu lieu dans une école de commerce parisienne classée parmi les dix premières du pays. L’IA, nourrie de bases de données académiques et entraînée à réagir en temps réel, a répondu aux questions d’un jury composé de professeurs et d’anciens élèves. Aucun membre n’a soupçonné son identité numérique.
L’expérience n’a pas été improvisée : le logiciel avait reçu en amont des informations sur les thématiques habituelles des entretiens, comme la géopolitique, l’économie ou encore la gestion de crise. En face, les examinateurs ont reconnu avoir trouvé l’échange « fluide » et « pertinent ».
Les jurys pris au dépourvu
Selon l’administration de l’école, le jury n’a jamais envisagé qu’un candidat puisse ne pas être humain. Les notations attribuées plaçaient le faux étudiant dans la moyenne haute des admissibles. La surprise a été totale lorsqu’il a été révélé qu’il s’agissait d’un programme.
Pour donner un ordre de grandeur, environ 35 % des candidats réels échouent chaque année à cette étape orale. Le fait qu’une machine ait franchi ce cap met en lumière la fragilité du dispositif actuel.
Un débat qui dépasse le cadre académique
L’affaire relance les discussions sur la place grandissante des intelligences artificielles dans la société. Déjà utilisées par certaines entreprises pour filtrer les CV ou évaluer des performances commerciales, elles s’invitent désormais dans un espace symboliquement réservé à l’humain : celui du jugement académique.
Intelligence ArtificielleUne IA reconstitue la voix d’un écrivain disparu pour finir son dernier romanD’après une étude menée par France Stratégie en 2023, 27 % des métiers sont considérés comme hautement automatisables à moyen terme. L’enseignement supérieur semble désormais concerné par cette tendance, malgré ses garde-fous historiques.
Des étudiants inquiets pour leur avenir
Dans les couloirs des écoles préparatoires, beaucoup s’interrogent : comment rivaliser avec une machine capable de répondre sans hésiter ni trembler ? Certains estiment que cela ajoute une pression supplémentaire alors que le processus est déjà sélectif et stressant.
- Coût moyen d’une préparation annuelle : entre 5 000 et 12 000 euros
- Taux de réussite aux concours des grandes écoles : environ 10 % selon la Conférence des Grandes Écoles
- Taux d’échec lors des oraux : près d’un tiers
L’idée qu’un algorithme puisse occuper une place parmi eux paraît injuste pour ceux qui investissent temps et argent depuis plusieurs années.

L’école face à un dilemme inédit
L’établissement concerné reconnaît ne pas disposer pour l’instant d’outils capables de détecter efficacement ce type de fraude. Des discussions sont engagées avec la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) afin de définir un protocole clair.
Certaines pistes évoquées incluent l’obligation d’entretiens présentiels filmés ou encore le recours à des logiciels spécialisés dans la détection linguistique. Mais ces mesures posent elles-mêmes question sur la protection des données personnelles et sur le coût financier qui pèsera inévitablement sur les candidats.
Entre fascination technologique et risque éthique
L’expérience souligne une tension grandissante : faut-il se réjouir qu’une machine atteigne ce niveau de performance ou s’inquiéter qu’elle puisse tromper ceux dont la mission est précisément de juger ? La ligne est mince entre prouesse scientifique et menace pour l’équité.
| Domaine | Niveau actuel d’usage IA | Pistes réglementaires annoncées |
|---|---|---|
| Sélection scolaire | Expérimentations isolées | Surveillance renforcée prévue en 2025 |
| Recrutement professionnel | Déjà courant (grands groupes) | Encadrement par accords collectifs sectoriels |
| Santé publique | Ciblage diagnostics spécialisés | Certification européenne obligatoire dès 2026 |
L’incident pourrait accélérer une prise de conscience collective bien au-delà du monde académique. Ce qui s’est joué dans cette salle d’examen n’est peut-être que le prélude à un bouleversement bien plus vaste.




tkolv5
Sérieux… et moi qui stresse pour mes oraux 🤦♂️
L’expérience est bluffante mais il faudrait voir sur un panel beaucoup plus large.
Bientôt les IA vont aussi corriger les copies à la place des profs 😂
Cela montre surtout que la frontière humain/machine devient floue…
Est-ce que l’école a communiqué publiquement sur cette affaire ?
C’est incroyable et inquiétant en même temps. Double sentiment !
Les jurys devraient être formés aux signaux faibles… là ils se sont fait avoir trop facilement.
Coucou, moi je pense juste : waouh ! 🙂
L’article met bien en lumière le dilemme éthique. Bravo.
Pourquoi ne pas imposer des tests psychologiques aussi ? Une machine aurait du mal.
Le problème c’est pas l’IA, c’est le système qui n’arrive pas à s’adapter.
C’est pas un peu exagéré de comparer cette simulation à un vrai concours ?
Marrant, bientôt on aura des IA diplômées 🤖🎓
Pff encore une fois la techno avance plus vite que la régulation…
Très interessant, merci pour cet article bien détaillé !
Je me demande combien de temps avant que ça arrive dans la « vraie » admission…
L’IA a dû être super entraînée, mais est-ce qu’elle peut improviser vraiment ?
Moi je trouve ça triste pour les étudiants qui bossent dur 😔
C’est un signe qu’il faut réinventer complètement le mode de sélection.
Ok mais du coup, comment on protège les vrais candidats ?
Bravo à l’équipe qui a fait ce test, c’est une expérience fascinante !
Si elle a réussi, c’est peut-être que les critères d’évaluation ne sont pas si humains que ça.
Est-ce que le jury n’a vraiment rien remarqué ? Ça me paraît fou.
Franchement, ça fait un peu peur quand même 😅
Incroyable… donc une IA peut maintenant battre des étudiants préparés pendant des années ?