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Fin de la crise des enseignants, ce robot humanoïde basé sur l’intelligence artificielle est testé dans les écoles

Selon une enquête menée en janvier 2024, 27 % des établissements scolaires déclaraient manquer d’au moins un enseignant titulaire dans leur équipe pédagogique.

Le ministère de l’Éducation nationale mise désormais sur une solution technologique inédite pour combler ces absences récurrentes. J’ai pu observer l’un de ces robots lors d’une démonstration organisée dans une école pilote.

Un robot humanoïde à la place du professeur absent

Depuis février, une dizaine d’écoles primaires de Seine-Saint-Denis et du Rhône testent un robot humanoïde développé par la start-up française EduBotics en partenariat avec le CNRS. Haut de 1m40, doté d’un visage expressif et d’une voix synthétique modulable, l’appareil est capable de dispenser des cours standards alignés sur les programmes officiels.

Concrètement, il projette ses supports pédagogiques via un vidéoprojecteur intégré et adapte son discours au rythme des élèves grâce à un système d’intelligence artificielle supervisé par l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation (Inspé). Les enseignants titulaires peuvent également préprogrammer leurs séquences pour que le robot les restitue en cas d’absence imprévue.

Un investissement public chiffré à plusieurs millions

Le budget alloué par le ministère s’élève à 12 millions d’euros pour la première phase d’expérimentation couvrant 35 établissements. Chaque unité coûte environ 65 000 euros, maintenance comprise pour trois ans. Le financement est partagé entre l’État (70 %) et les collectivités locales volontaires (30 %).

D’après les projections internes, si le programme était généralisé dans tout le primaire public, la facture dépasserait 1,8 milliard d’euros. Un montant qui alimente déjà les critiques syndicales pointant un détournement de fonds au détriment du recrutement humain.

Parents séduits mais enseignants partagés

Selon un sondage Ipsos réalisé fin mars auprès de 1 200 parents d’élèves, 58 % se disent favorables à l’utilisation ponctuelle des robots enseignants afin de limiter les heures perdues. Dans certaines communes rurales, où trouver des remplaçants relève du casse-tête quotidien, la solution est perçue comme un soulagement immédiat.

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Côté syndicats, la tonalité est bien différente. Le SNUipp-FSU dénonce « une fuite en avant technologique » risquant de banaliser le recours à des dispositifs automatisés plutôt que de renforcer le vivier humain. À l’inverse, quelques recteurs y voient une opportunité pour assurer une continuité pédagogique minimale dans des contextes exceptionnels.

L’IA éducative sous surveillance renforcée

L’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a été associée dès le départ afin de vérifier la protection des données collectées : voix des enfants enregistrées pour analyse linguistique, temps de concentration mesuré par caméra faciale, évaluation automatique des réponses orales. Ces fonctionnalités suscitent autant d’admiration que d’inquiétudes.

Le Comité national pilote d’éthique du numérique a fixé une série de règles contraignantes : impossibilité d’utiliser les données hors cadre scolaire, interdiction absolue de profilage individuel et obligation pour chaque établissement pilote d’afficher clairement la présence du dispositif aux familles.

Comparaison internationale : pionniers ou retardataires ?

L’expérience française n’arrive pas dans un vide. En Corée du Sud, plus de 500 écoles utilisent déjà depuis cinq ans des robots éducatifs pour initier les enfants à l’anglais. Aux États-Unis, plusieurs districts testent actuellement des avatars holographiques animés par IA pour suppléer temporairement les professeurs absents.

L’Europe reste prudente : en Allemagne comme en Italie, aucune expérimentation similaire n’a encore été lancée officiellement malgré un déficit croissant d’enseignants titulaires.

Pays Type de dispositif testé Échelle actuelle
France Robot humanoïde IA interactif 35 établissements pilotes
Corée du Sud Robot éducatif spécialisé en langues 500 écoles environ
États-Unis Avatar holographique IA Pilotes dans plusieurs districts
Allemagne Aucun dispositif officiel

Ce qui attend encore les familles et les élèves

D’ici septembre 2025, chaque rectorat devra décider s’il étend ou non l’expérimentation à davantage d’établissements. Les parents seront consultés via une procédure spécifique organisée par le ministère : questionnaire obligatoire et réunion publique avant toute mise en service dans une école.

L’entretien technique représente également une contrainte : chaque robot nécessite deux interventions mensuelles réalisées par EduBotics ou ses partenaires agréés. En cas de panne prolongée supérieure à trois jours ouvrés consécutifs, l’établissement doit demander un remplacement temporaire pris en charge par le marché public.

  • Date butoir annoncée : juin 2025 pour dresser le premier bilan officiel.
  • Responsables désignés : ministère de l’Éducation nationale et rectorats régionaux.
  • Soutien technique assuré via numéro vert national accessible aux directeurs scolaires.
  • Aucun déploiement prévu au collège avant au moins deux ans selon les documents internes consultés.

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56 avis sur « Fin de la crise des enseignants, ce robot humanoïde basé sur l’intelligence artificielle est testé dans les écoles »

  1. Très très mauvaise idée. Ce n’est pas qu’il manque de professeur, c’est de la façon que les profs sont traités. Quand on se fout de vous, quand les jeunes font presque ce qu’il veulent. Quand les parents remettent la responsabilité aux professeurs d’éduquer leurs enfants. Donc, c’est un problème de société. Je ne suis pas un psychologue, ni un professeur, mais mon épouse l’a été pendant 26 ans et j’ai eu des enfants et j’ai des petits enfants. Que va-t-il arriver quand votre robot va perdre les pédales parce qu’il ne peut faire de discipline? Celui qui a pensé à remplacer un humain par un robot avait une vision a très court terme et le robot se fiche complètement du sort des élèves, de leur avenir et de leur état d’esprit. Si les gouvernements respectaient mieux les professeurs, peut-être qu’il y en aurait plus et qu’ils resteraient plus longtemps.

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